L’histoire du t-shirt

Le t-shirt est aujourd’hui devenu un incontournable du vestiaire masculin. C’est l’une des pièces basiques à avoir dans ses tiroirs, en noir, en gris ou en blanc pour commencer.
Mais savez-vous d’où vient le t-shirt ? Voici l’histoire d’un textile qui traverse les décennies sans prendre une ride.

La naissance du t-shirt

Il est très difficile de dater exactement la naissance du t-shirt. Toutefois, on sait qu’à la fin du XIXe siècle, la marine américaine a commencé à faire porter à ses hommes un vêtement avec des manches courtes, un col rond.
Ce vêtement était alors tricoté dans un lainage et se portait habituellement sous un pull ou une veste.
On estime que le 1er t-shirt était vu comme un sous-vêtement qui ne devait en aucun cas être apparent, à l’instar de la chemise.

En 1913, la marine américaine, une fois encore, ajouta officiellement cette pièce textile à son uniforme traditionnel. C’est en voyant les soldats français porter un maillot à manches longues en coton léger qu’ils décidèrent d’importer l’idée aux États-Unis. Ce t-shirt laissait le corps rafraichi en été et séchait relativement vite en hiver.
C’est la 1ère fois que l’on vit le t-shirt tel qu’on le connaît, c’est-à-dire avec sa fameuse forme en T. Sa forme en « T » entraîna la dénomination de « T-shirt » (littéralement : « chemise en T ») ou de « tee-shirt ». 

Le t-shirt dans les années 30

En 1932, dans l’Université de Californie du Sud, l’entraineur de football américain Howard Jones, avec l’aide du directeur sportif Bill Hunter, demanda à l’enseigne Jockey International inc. de fabriquer un maillot qui absorbe la transpiration et qui soutient les épaulettes des joueurs de football, car cela irritait leur peau.
Rapidement, le t-shirt est adopté dans le monde du football américain. Les joueurs, dans un signe de rébellion, décidèrent de porter le t-shirt sans aucun vêtement dessus. L’idée se propagea dans l’univers étudiant qui adopta aussitôt cette tendance.

 

Dès lors, des marques telles que Fruit of the LoomRoebuck et Hanes commencent à commercialiser les premiers t-shirts.
À la fin des années 30, la marque Sears propose un modèle de t-shirt à 24 cents/pièce qui porte le nom de « gob shirt » (« gob » étant de l’argot pour désigner un marin). C’est un maillot que l’on porte, au choix, en maillot de corps ou sur un pantalon.
Le succès est immédiat et désormais, les civils se l’approprient, notamment avec des modèles dont les manches sont plus courtes et l’encolure plus large.

Des années 50 à maintenant

Durant la Seconde Guerre mondiale, la marine américaine continue de porter le t-shirt blanc. Certains décident de montrer leur appartenance au monde militaire et la couleur verte se répand dans les étals.

Dès les années 50, le monde du cinéma et de la télé s’empare du phénomène pour le populariser à plus grande échelle.

  • Walt Disney décide de faire fabriquer les premiers t-shirts imprimés à l’effigie de Mickey afin de les vendre comme un souvenir.
  • Thomas Dewey, un politicien, imprime des t-shirts avec son slogan « Dew-it with Dewey »
  • En 1951, l’acteur Marlon Brando finit de populariser le t-shirt, notamment dans le film « Un Tramway nommé Désir » avec un modèle moulant.
  • En 1955, James Dean surfe sur la tendance et relance la vente du t-shirt comme un vêtement cool. On le voit dans son film « La Fureur de vivre ».

 

Dans les années 60, la mode est au lettrage et les maillots de sportifs, des lycéens et universitaires se multiplient.
C’est aussi la mode du « Peace & Love » où le t-shirt se fait psychédélique, notamment grâce à la technique de la teinture à nœuds.

Aujourd’hui, le t-shirt est totalement entré dans les mœurs, il véhicule notre personnalité et est porté par tout le monde, hommes, femmes et enfants.

L’histoire de la cravate

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les hommes portaient souvent la cravate ? Savez-vous d’où vient cette tradition et quelle était sa forme à l’origine ? Cet accessoire qui ne tient pas chaud et n’aide pas à rester au sec n’a pourtant aucun avantage sur le plan du confort. Pourtant, la cravate fait partie des éléments indispensables dans tout dress code qui se mérite.

Un empereur chinois

Tandis que beaucoup s’imaginent que la cravate date du XVIIe siècle en France, il faut remonter à beaucoup plus loin et l’autre bout du globe pour trouver les premières traces de la cravate.
C’est en effet, en Chine que cet ornement aurait été aperçu en premier. Ce constat est possible grâce à des fouilles effectuées en 1974 dans la région de Xian où l’on a découvert des statues de terre cuite qui illustrent de soldats, l’armée du 1er empereur chinois Qin Shih Huang. Il avait souhaité être enterré aux côtés de ses hommes pour qu’ils le gardent dans l’au-delà.
Sur chaque statue de soldat, on peut alors remarquer une étoffe de tissu enroulée autour du cou. D’après ce que l’on sait, l’armée de cet empereur est la seule à porter cet accessoire, il n’existe aucune autre représentation de soldats ou bien de civils chinois portant ce foulard.

 

Les historiens s’accordent pour dire que l’étoffe en question était considérée comme un signe de distinction et d’honneur pour les hommes de l’armée impériale.

Une trace dans l’Empire romain

La cravate semble faire partie de l’apparat militaire puisque l’on a retrouvé des signes évidents au moment de l’Empire romain, à l’époque de l’empereur Trajan plus précisément entre 98 et 117 de notre ère.
La preuve a été apportée quand on regarde attentivement un extrait des ornements sur la colonne de Trajan à Rome, situé précisément dans le Forum. Chez les membres de l’armée romaine, on remarque que les soldats portent des étoffes variées autour de leur cou, lesquelles sont rentrées dans leur armure.
Là encore, le port de ce « foulard-cravate » était honorifique.

 

La cravate et le XVIIe siècle

Plus proche de nous, au XVIIe siècle pour être précis, sous le règne du roi Louis XIII, on remarque que les fameux hussards de l’armée portent des bandes de tissu nouées autour du cou. Cela les séduit davantage que les cols rigides de leur uniforme.

Ici, la « cravate » n’a plus seulement de fonction décorative, mais elle permet aussi de protéger la chemise et les boutons de l’uniforme.

 

La cravate et le Roi Soleil

Sous Louis XIV, lequel était connu pour être un grand esthète et qui appréciait particulièrement la mode, la cravate devint un apparat très tendance.
Souvent, on remarquait que les gradés militaires ainsi que les membres de la cour royale portaient une bande de tissu blanc, en lin ou en coton.

Pour la 1ère fois, on l’appela « cravate » par déformation du mot « croate ».

 

L’influence anglaise

La cravate, avec la forme qu’on lui connaît aujourd’hui — c’est-à-dire une étroite bande de tissu que l’on noue autour du cou — se développe alors au moment où Charles II, alors roi d’Angleterre exilé et de retour sur le trône en 1660, ramène avec lui les plaisirs et les délices que l’on rencontre dans les différentes cours d’Europe.
La cravate fait partie de cet ornement raffiné qui séduit aussitôt.

 

Elle devient, en quelque temps, l’accessoire qui indique un signe extérieur que l’on est bien habillé.
Sa forme se modifie et se diversifie à cette époque-là : on rencontre des pompons, des rubans, du lin brodé, du coton, des lacets, etc.

Des noeuds des cravates

Désormais, la cravate va se singulariser autour de son nœud. En effet, celui-ci prend une dimension supérieure après la sortie de 2 livres :

  • « The Neckclothitania » en 1818 (esprit satirique).
  • « The Art of Tying the Cravat » en 1828 où l’on apprend en 16 leçons comment nouer une cravate de 32 façons différentes.

Au cours du XVIIIe et du XIXe siècle, la révolution industrielle apporte son lot de nouveautés également pour le port de la cravate.
Alors que le nœud habituel était trop élaboré pour les ouvriers qui cherchaient à la porter à l’usine, ces derniers inventent le nœud simple (aussi appelé « four-in-hand ») où on laisse pendre les 2 extrémités de tissu sur le devant.

 

Au même moment, à l’Université d’Oxford, la cravate prit une certaine symbolique : un membre du club d’aviron retira le ruban de son canotier et le noua à son cou de manière très simple. Dès lors, le club recommanda que des cravates assorties au ruban du canotier soient portées pour tout écolier en Angleterre.
En 1880, à la cour anglaise, le roi Edward VII portait à son cou une large cravate de soie : on l’appela The Royal Ascot en référence au nœud ascot utilisé pour une tenue de journée formelle.

Jusque dans les années 1920, le nœud Ascot demeura le choix numéro un des nœuds pour cravate. Mais, un fabricant de cravates à New York, Jesse Langsdorf, eut l’idée de couper la cravate de part et d’autre en suivant un angle de 45 ° et de coudre les extrémités latérales sur le derrière. Ainsi, lorsque la cravate était nouée, elle en s’entortillait plus.
Par la suite, la cravate Langsdorf inspira nombre de modèles avec des tissus et des formes différentes, des longueurs et d’épaisseurs variées, mais le style restait identique à l’original.

De nos jours, la cravate ne sert plus à cacher ou à protéger un élément de notre tenue. C’est un élément décoratif de notre tenue.

Et vous, portez-vous la cravate ?

Comment entretenir vos t-shirts ?

Le t-shirt, cette pièce basique de notre dressing, convient d’être entretenu avec soin pour durer.
Non seulement en matière de lavage, mais également de pliage, de rangement, il est important de prendre soin de nos t-shirts pour qu’ils conservent toutes leurs qualités et une tenue irréprochable.

Les instructions de lavage pour un sweat-shirt

Cela semble évident a priori, mais beaucoup ne pensent pas nécessairement à regarder les instructions de lavage sur l’étiquette de leur t-shirt.
Or, tous les t-shirts ne se valent pas en termes de lavage.

Chaque t-shirt a ses propres consignes de lavage et d’entretien.
Cela va dépendre essentiellement de la composition du tissu, du type du tricot et aussi de l’épaisseur du tissu.
Concrètement, un t-shirt en coton ne se lave pas comme une serviette ou un drap par exemple.

 

L’entretien du t-shirt

Avant son lavage

Certaines astuces permettent d’ores et déjà, en amont, d’entretenir et de faire durer vos t-shirts.
Premièrement, pensez à conserver vos t-shirts dans un espace sec et aéré. Il en est de même avant de les laver, cela vous évitera d’éventuelles apparitions de moisissures, responsables de mauvaises odeurs.

Ensuite, pour ne pas abimer les fibres du tissu, ne laissez pas vos t-shirts en boule une fois qu’ils sont portés. Au contraire, pliez-les grossièrement avant de le mettre dans votre panier de linge sale.

Pensez à séparer les t-shirts sales et tâchés de ceux qui sont moins sales.
En effet, il serait dommage qu’une tache d’un t-shirt (ou d’un autre vêtement) vienne se coller à vos t-shirts durant le lavage.

Par la suite, triez vos t-shirts par couleur.
Idéalement, il faudrait escompter 4 tas qui correspondent aux couleurs foncées, aux couleurs claires, au blanc et au noir. Mais si vous avez peu de t-shirts (ou peu de place), faites simplement une distinction entre t-shirts clairs et t-shirts foncés.

À propos des t-shirts neufs, il est indispensable de les laver avant de les porter. Il y a de fortes chances qu’ils dégorgent un peu au premier lavage à cause de la présence de la teinture.
Veillez toutefois, à les rassembler avec des couleurs identiques.

Enfin, deux étapes à prendre en compte avant de mettre vos vêtements en machine :

  • Il est recommandé de retourner le t-shirt avant de le laver (que ce soit en machine ou à la main par ailleurs), puis de le laver à 30° en cycle court si possible et ne surtout pas le passer au sèche-linge. En effet, le coton est un tissu très doux et pour préserver sa douceur, il faut le traiter avec délicatesse.
  • Videz les poches de vos pantalons, car certains objets pourraient endommager voire déteindre sur vos t-shirts.

Le lavage du t-shirt

Ne cherchez pas à trop remplir votre machine à laver, car, d’une part, la surcharge va abimer votre machine et d’autre part, le linge ne sera pas lavé proprement.
Il est nécessaire de laisser un certain espace pour que le linge puisse se laver et se déplacer dans votre machine.

Ensuite, pour un t-shirt en coton, l’usage est de le laver entre 20 et 30° en cycle court (entre 30 et 45 minutes), mais jamais au-delà.
Ce type de lavage à basse température prolonge la durée de vie des fibres et cela évite surtout les décolorations, les rétrécissements et l’usure anticipée du tissu.

Pour la lessive, inutile d’en choisir une qui soit spécifique au coton.
Vous pouvez ajouter du vinaigre blanc si votre eau est un peu calcaire, cela va aussi fixer les couleurs. Le bicarbonate de soude est une alternative aussi intéressante.

 

Après le lavage du t-shirt

Quand vos t-shirts sont lavés, n’attendez pas pour les retirer de votre machine, car cela risque de faire apparaitre des traces de moisissures.
N’utilisez pas de sèche-linge qui accentuent le rétrécissement des t-shirts.

Faites-les sécher à l’air libre sur un séchoir en ayant pris soin de les secouer un peu avant de les étendre. Cela permet au tissu, au coton en particulier, de respirer et de se défroisser naturellement.
Ne cherchez surtout pas à les essorer ou à les tordre, car vous risquez de casser les fibres du tissu.

Enfin, en ce qui concerne le repassage, il n’est pas toujours nécessaire, surtout si vous avez laissé reposer vos t-shirts sur des cintres.
Mais sinon, utilisez un fer à repasser à basse température (environ 150°) et repassez vos t-shirts à l’envers pour éviter toute trace de brûlure, même minime.